mardi 6 septembre 2011

[Humeur] Des nouvelles de Richard B. Riddick !

Je ne sais pas pourquoi, j'adore Riddick. J'aime ce type de personnage, anti-héros, tendance badass.

Bien qu'à la base je ne sois pas spécialement fan de la filmographie de Vin Diesel, j'ai malgré tout adhéré à la démarche de l'acteur, totalement investi par son personnage, et pas uniquement à l'écran.


Cela fait quelques années que Vin Diesel, et David Twohy (le réalisateur) entretiennent la flamme de Riddick, dans le but de donner envie à Universal de faire une suite.

Après le second opus, peut-être un peu trop prétentieux et ambitieux, les studios Universal ont coupé court à la saga, alors prévue sous la forme d'une trilogie. Des résultats décevants au box-office auront eu grâce de la franchise.

C'est là qu'intervient la sortie DVD du film, qui fait un véritable carton. La galette devient million seller aux USA. Les Chroniques de Riddick, au lieu de rencontrer son public dans les salles obscures, l'a trouvé dans les salons home-cinema. Le bouche à oreille a vite fait de vanter les qualités techniques du disque, et surtout qu'il propose un director's cut véritablement bénéfique au long-métrage (les scènes intégrées ajoutent du sens à l'histoire). Les ressorties suivantes n'ont fait que confirmer ce succès tardif, gonflant les recettes mondiales à un point tel qu'il était devenu difficile pour Universal de justifier son refus sur des bases purement comptables. Les Chroniques de Riddick a ainsi fait les beaux jours du HD-DVD, puis du Blu-ray, engrangeant les dollars qui avaient manqué lors de sa sortie ciné.

Durant les années qui ont suivi, David Twohy n'a pas chômé, continuant à développer une nouvelle aventure, espérant qu'un jour il pourrait la porter à l'écran. Le script a visiblement évolué au fil des années, car d'une suite directe aux Chroniques de Riddick, on semble désormais parti pour un retour aux sources façon Pitch Black. On nous promet de grosses bébêtes, plutôt féroces sur les bords, et pas forcément apprivoisables...

Vin Diesel, lui aussi, a porté le flambeau, en continuant à affirmer au fil des années son intérêt pour le personnage, qu'il adore. Il a même donné de sa personne pour le jeu vidéo Riddick et sa suite, réalisé par Starbreeze et son propre studio de jeu vidéo créé pour l'occasion, Tigon Studios (très bons jeux d'ailleurs, surtout le premier).

Toute cette animation a porté ses fruits, car la donne a changé récemment. Il faut remercier la franchise Fast And Furious, dont le succès des derniers opus a poussé à la hausse le cours du Diesel (^_^). Si bien qu'il est intéressant pour Universal de spéculer sur la valeur Riddick.

Depuis quelques mois, les choses s'activent, et on a appris presque officiellement (par Vin Diesel lui-même sur sa page Facebook qu'il anime en personne) qu'Universal a bien donné son accord pour une suite (le film semblait avoir reçu le feu vert des studios en février 2010, mais jusqu'à récemment, on n'avait plus de nouvelle). D'après le sieur Diesel, Riddick 3 rentrerait très bientôt en pré-production ! Hourrah !

Les bonnes nouvelles viennent rarement par paire, mais Riddick a une bonne étoile: Universal a donné son accord pour le développement d'un film R-Rated [interdit aux moins de 17ans non accompagnés] ! Là où David Twohy avait dû revoir sa copie pour rester dans le cadre du PG-13 [non conseillé aux moins de 13 ans] , cette fois-ci il a carte blanche ! Quand on sait à quel point les producteurs sont frileux vis à vis des films classé R (car pour eux cela signifie restriction potentielle du public), c'est tout de même un évènement ! Hollywood a constaté que cette classification R pouvait engendrer malgré tout des œuvres qui cartonnent au box office (merci The Hangover), et les productions "adultes" pullulent ces temps-ci (le Alien Prometheus de Ridley Scott, par exemple).

Il ne nous reste plus qu'à attendre patiemment (on a bien tenu jusque là)... En espérant que le film de déçoive pas...


lundi 5 septembre 2011

[Avis] Metronom' T.1: Tolérance Zéro de Corbeyran & Grun aux éditions Glénat

C'est à la sortie du tome 2 que j'ai craqué pour cette série.

Pitch accrocheur, [bien que trop réducteur en regard du travail effectué par le scénariste sur le background de l'histoire] dessin très attirant: tous les ingrédients d'une bonne série. Et puis un sacré parrain tout de même pour un lancement: Enki Bilal.

L'histoire débute dans un avenir pas si lointain, dont on sent qu'il pourrait facilement être une évolution de notre monde actuel. Corbeyran a bien su utiliser des éléments proches de notre quotidien, pour les transposer dans un futur où ils auraient pris une ampleur telle que notre société en serait devenue totallitaire.

L'ambiance est un peu orwellienne. L'Etat contrôle et régule tout, et annihile toute volonté de révolte. La liberté de pense est devenue une douce chimère: arts interdits, couvre-feu le soir, contraventions pour tout et n'importe quoi... Même le suicide, devenue plaie de la société par le coût prohibitif qu'il représente pour la communauté, est sur le point d'être interdit ! C'est pourtant la conséquence logique d'un tel régime répressif, et d'une société au sein de laquelle l'individu est broyé (ce n'est pas chez certaines grosses entreprises françaises qu'on vous dira le contraire). 


C'est dans ce marasme que l'on fait la connaissance d'une jeune femme, Lynn, qui cherche à savoir ce qu'est devenu son éboueur spatial de mari. Il tarde mystérieusement à revenir d'une banale mission de nettoyage orbital. Devant la difficulté à obtenir des informations auprès des autorités compétentes, elle se confie à un journaliste, Floréal. Ce dernier, un peu anarchique sur les bords, se propose d'utiliser ses contacts pour en savoir plus... C'est sans compter sur une sombre affaire de pamphlet, dont la métaphore illustrée qu'il présente est adressée ni plus ni moins qu'au Président. Or, il se pourrait bien que notre journaliste y soit mêlé. Et comme cet ouvrage artistique (un délit !) dérange jusque dans les plus hautes sphères politiques...

J'ai vraiment accroché à la lecture de ce premier album. L'histoire est fluide, clairement construite, et le boulot de présentation des personnages et de leur univers est parfaitement exécuté. Et Corbeyran se permet quelques clins d'oeil aux classiques du genre. On en redemande, et par chance, j'ai déjà le tome 2 sous la main !

Graphiquement, c'est MA-GNI-FIQUE ! Je ne connaissais pas la précédente collaboration de Corbeyran et Grun (La Conjuration d'Opale), et découvre donc le talent de ce dessinateur, clairement gros amateur de SF et fait pour ce domaine. L'architecture est maîtrisée, le design des engins également, le style des personnages (plutôt classique et réaliste) met réellement en valeur le scénario, contribuant au sérieux ressenti à la lecture de l'oeuvre. On est dans la SF, la vraie. Et la mise en couleur est le détail qui enfonce le clou (je dirais que c'est en couleur directe, mais je peux me tromper). De plus, à une époque où beaucoup de BD en général, et de SF en particulier, sont colorisées à l'ordinateur (même si c'est souvent très bien fait aussi), cela fait plaisir de tomber sur un album mis en couleur "à l'ancienne".

Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré (je me répète), un vrai coup de coeur !

Pour vous donner plus envie encore, voici la bande-annonce (superbe, bravo à celui qui l'a réalisée):

METRONOM T1 / Bande-annonce par GLENATBD

Note finale:
Un titre de SF exceptionnel, avec du fond, une très bonne histoire, qui fait honneur au genre. Le dessin n'est pas en reste, et élève cette BD au rang d'indispensable.

[Projet] Et c'est parti pour les démarches administratives !

Ce lundi, j'attaque les véritables démarches concrètes de ce qui aboutira peut-être à la création de ma petite boutique.

Pour l'instant, j'étais suivi par Pôle-Emploi, et j'ai eu le droit à une évaluation préalable du projet en juin. J'ai pris quelques courts de compta histoire de me remettre un peu à niveau et dans le bain (la région en offre à tout demandeur d'emploi, une bonne initiative). 

Cette fois-ci, c'est la chambre de commerce qui me propose une réunion d'information, on va bien voir ce qu'il s'y raconte, ça ne peut qu'être intéressant.

dimanche 4 septembre 2011

[Avis] Sprite T.2 d'Ishikawa aux éditions Kazé

Si vous aimez:

- les phénomènes de distorsion temporelle
- les villes abandonnées façon I Am Legend (il y avait au moins ça de réussi dans le film)
- les grosses araignées velues façon Fallout 3








 Alors jetez un oeil sur la série Sprite, par Yugo Ishikawa, publiée chez Kazé.

Je vous avais présenté récemment le 1er opus de cette série nouvellement publiée chez Kazé. J'avais été assez emballé par ce démarrage. La suite est réussie,  et Yugo Ishikawa nous plonge maintenant plus au coeur de l'univers et l'ambiance qu'il a bâtis pour ces personnages survivants d'un tsunami un peu *particulier*...

Je suis un peu ennuyé pour en dire plus, car le tome 1 se terminait sur une grosse révélation. Si je veux donner mon avis sur la suite, je vais forcément spoiler... Je préviens tout de même: ne lisez pas ce qui suit si vous ne voulez pas perdre l'effet de quelques surprises.

On retrouve donc Sû, ses deux copines, son oncle Shôgo, maintenant accompagnés d'un groupe d'enfants perdus, dont on ne sait pas trop d'où ils viennent (du moins pour l'instant). Après la catastrophe survenue dans le précédent volume, il est temps que tout ce petit monde parte un peu en exploration à l'extérieur de l'immeuble duquel ils étaient prisonniers. La première des découvertes qu'ils font, balancée à la fin du tome 1, est assez énorme: ils semblent avoir fait un bon dans le temps d'une cinquantaine d'année !

Alors qu'ils visitent les alentours, et qu'ils découvrent l'état de délabrement de la ville, ils se font attaquer par un groupe de bestioles gigantesques: de vilaines grosses araignées (Beurk). En se mettant à l'abri, un des enfants se fait emmener par l'une de ces monstruosités, et Sû décide de partir à sa rescousse. Pour cela, une aide inattendue se porte volontaire: un yakusa, apparemment lui aussi rescapé de la catastrophe temporelle (et qui me fait vraiment penser à Sawyer dans Lost). Ensemble, ils partent à l'assaut du nid des araignées... 


Cette série confirme donc son démarrage sur les chapeaux de roue, et les qualités du 1er tome sont toujours présentes pour ce 2nd volume: maîtrise graphique, noirceur, mystère, action, et scénario intéressant. On entrevoit quelques pistes pour le développement futur de l'histoire, et cela laisse présager de bonnes choses (admirez comment je pratique l'art de rester vague :D).

Rendez-vous le 13/10 pour la suite ! 

Retrouvez ici la chronique du 1er volume, avec la sympathique bande-annonce vidéo réalisée par Kazé pour sa sortie.

[désolé pour la qualité de repro de l'extrait, mais j'ai dû faire ça avec les moyens du bord: un appareil photo]

samedi 3 septembre 2011

[Humeur] Faux raccord

Allociné nous livre aujourd'hui un nouveau faux-raccord spécial Star Wars:

Bon c'est facile de tirer sur l'ambulance, mais il y a quand même quelques trouvailles amusantes (le pelotage en règle d'Harrison Ford). 

[si cela ne s'affiche pas, c'est certainement votre bloqueur de pub ;)]

[Avis] Omni-Visibilis de Trondheim & Bonhomme aux éditions Dupuis

J'ai choisi de revenir sur un titre sorti il y a un an, et qui vaut réellement le détour. De plus, c'est un one-shot, donc pas de tirage à la ligne !

Le geek / nerd est un personnage de plus en plus répandu. Il est en passe d'être vraiment intégré dans la société (un comble). Pour preuve, il est de plus en plus représenté dans les médias, et de moins en moins comme bête de curiosité.

Pas étonnant étonnant donc que Lewis Trondheim et Mathieu Bonhomme aient choisi d'en mettre un en scène dans Omni-Visibilis.

Quoi de plus cool pour un geek que d'avoir un super pouvoir ? C'est ce qu'on pourrait penser, mais Hervé (le petit nom de notre super héros d'un jour) va vite comprendre qu'un super pouvoir, c'est plein de responsabilités (comme le dirait Stan Lee "with great power comes great responsibility"). Surtout quand on doit le subir plutôt que le maîtriser.

Hervé, donc, archétype du gars que ses collègues doivent prendre pour un naze parce qu'il s'intéresse à autre chose que la une de Voici ou qu'il n'a rien à raconter au café le matin sur l'épisode de Joséphine Ange Gardien diffusé la veille, va voir sa vie chamboulée.

Un beau matin, il se réveille victime d'un étrange phénomène: les gens (le monde entier) voient à travers ses yeux, entendent à travers ses oreilles et sentent à travers son nez !

A partir de ce postulat, Lewis Trondheim réussit à nous livrer un récit haletant, emprunt de paranoïa, d'humour, d'action, et même de séquences cocasses. Ici, le pouvoir et ses défauts sont exploités au maximum au profit d'un scénario vraiment excellent. Pas de temps mort, c'est mené tambour battant, et intelligemment.

Quand en plus une bonne histoire est servie par un dessin exemplaire, que demander de plus ? Rien.

Une BD qu'on entame et qu'on finit dans la foulée, sans avoir le sentiment qu'il y manque quelque chose, et qui aurait fait un bon scénario pour un épisode de Twilight Zone...

Note finale:
Un "roman graphique" réussi, qui exploite à fond son idée de départ, au rythme effréné, qui se lit d'une traite. Et en plus, ça vous fera rire ! Foncez !

jeudi 1 septembre 2011

[Projet] Enfin un nom !


Finit le "Mon Petit Chez Moi", temporairement utilisé sur mon blog version tumblr. Il était temps de trouver un vrai patronyme à ce blog.

Je profite du choix officiel -à moins d'un retournement de situation- du futur nom de ma boutique "La Croisée des Mondes" pour tout transférer sur une nouvelle plate-forme de blog.

Le choix de ce nom aura été fastidieux, j'avais plein d'autres idées, mais finalement c'est celui que je retiens car il est assez passe-partout pour mon activité.

Je suis en train actuellement de préparer un petit visuel pour accompagner tout ça, et bien entendu un logo. J'espère finaliser ça d'ici peu.

Ce nom n'est pas très original, j'en suis conscient, surtout quand on sait qu'un roman de fantasy écrit par Philip Pullman s'intitule A La Croisée Des Mondes (notez la nuance, je n'utilise pas le "A").

Mais bon, d'une part ce n'est que le titre de la traduction française de l'oeuvre, le roman ayant été publié outre-atlantique sous le nom de His Dark Materials (avouez que cela n'a rien à voir), et d'autre part je n'ai pas trouvé de boutique portant ce nom.

Je n'ai pas cherché à rendre hommage à l'oeuvre, que je n'ai pas lue (honte à moi), et ce nom de boutique m'est venu naturellement, ce n'est qu'après coup que j'ai repensé que c'était aussi le titre du roman de Pullman, et accessoirement de son adaptation cinématographique...

Je m'étais donc jusqu'ici refusé à l'employer, d'autant qu'il est répertorié à l'INPI (mais pour une société en liquidation, et avec le "A", alors  :P), et le déclic s'est fait il y a deux jours lorsque j'ai enfin visualisé dans ma tête comment illustrer cette boutique.

Voilà qui marque donc le véritable début d'une nouvelle aventure, qui je l'espère va aboutir concrètement sous peu !